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dimanche 6 septembre 2015

Stage d'alpinisme de cet été (2015)

Eh oui, c'est la rentrée, mais c'est aussi l'occasion de revenir sur le stage "Montagne" de cet été, organisé par le Comité Régional de la Montagne et de l'Escalade du Limousin.

Ce stage a eu lieu dans les Pyrénées, du 4 au 10 juillet : d'abord en Ariège, puis dans le département des Hautes Pyrénées. Il a regroupé des jeunes de la région Limousin, essentiellement du club de Brive, mais aussi de Limoges, plus un jeune auvergnat en provenance d'Aurillac.

D'abord arrivés au fond de la vallée de Vicdessos, après un sandwich vite avalé, la première après-midi fut l'occasion de faire le point sur les manips de corde sur la falaise d'Auzat : grimpe bien sûr, manip de haut de voie, descente en rappel, première pose de coinceurs pour la majorité des jeunes.

Pour la plupart des jeunes, on se rend compte qu'il faut redescendre d'une cote par rapport au mur, mais que certains, comme Emile ou Rémi, savent aussi engager la viande s'il faut.

Le soir, bivouac sous le barrage de Souleem où, surprise, on a trouvé des tables de pique-nique qui font penser à celles que l'on trouve dans les Alpes italiennes !


Dimanche et lundi furent occupés à faire des voies de plusieurs longueurs sur le pilier des vents, près d'Auzat, auquel on accède en traversant la forêt du Montcalm. Approche "avec un peu de deniv." le premier jour, un peu moussue comme diraient certains, mais on trouve finalement le pied des voies. Du beau granit, en 5+/6a max, avec un équipement parcimonieux, donc parfait pour les stagiaires qui veulent s'initier au TA.

Le soir, on retrouve Antoine à Auzat, que son père a bien voulu arracher aux petites anglaises...
Le lendemain, comme on connaissait le chemin et qu'on est français quand même, on a cherché un raccourci, chose faite en profitant de la petite route d'accès à la centrale électrique de Bassiès...


Différents styles d'escalade en second


Grosse chaleur dans la journée, il faut dire que c'était la canicule partout ailleurs, à ce moment là. Donc les vasques étaient les bienvenues en bas, juste avant d'arriver aux voitures, pour se rafraîchir. Mais ça ne fait pas tout, en tout cas pour les coups de soleil, et Hugo découvre les bienfaits de la Biafine...

Mardi, on bouge. Direction le massif du Néouvielle, là où on n'avait pas pu aller l'année passée à cause de la météo pourrie. Cette année, le contraire ! Je n'avais même jamais eu si chaud en montagne jusqu'à présent.
Arrivée au refuge de la Glère, tout le monde est (encore) en forme, forcément on n'a pas trop marché et on a fait que bien dormir...
Le lendemain, pic de la Mourelle, pour s'initier à la course d'arête.


Départ au petit matin, on change les cordées en gardant les mêmes leader : Emile grimpe avec Fabienne, Rémi avec Antoine, David, le guide, emmène Pierre M et Hugo, et Théo et Romain sont avec moi.

Du beau granit, sur fond de ciel bleu. Course bien agréable, sans trop de difficulté. On apprend à poser des protections, à assurer au becquet, ça aussi c'est nouveau pour certains. Finalement, c'est le passage un peu renfougne où il faut enlever le sac qui restera le plus dans les mémoires ! C'est vrai que c'est dur de se préparer à ça à la salle...

Grimpe du soir : comme il y a des acharnés de la grimpe, et que le soir il leur reste du jus, eh bien on en profite, comme Emile, que ce soit sur le mur du refuge ou sur les blocs des alentours...


Mercredi, on avait prévu de bivouaquer un peu plus haut, à côté des lacs. Et la météo fut digne des plus beaux magazines, puisqu'en plus du coucher de soleil, on a eu la mer de nuages. Il faut tenir Pierre M, car il n'en peut plus, lui qui n'a jamais vu ça, à Limoges. Heureusement qu'il a son appareil photo numérique !



Après une nuit (un peu) plus courte que d'hab., p'tit déj à la frontale pour pouvoir aller faire l'arête des trois conseillers qui mène au sommet du Néouvielle.
Approche un peu "longue" ou casse-pattes pour certains, et des visages qui commencent à montrer les premiers signes de fatigue... La courte nuit sera tenue pour responsable. Il faut dire que certains duvets n'étaient peut-être pas tip-top. Hugo, lui, est en pleine progression. Quoiqu'il en soit, le sourire revient lorsqu'on atteint la brèche et qu'on s'approche du caillou.
Question cordées, on prend les mêmes cette fois et on recommence avec les deux cordées autonomes. L'apprentissage chez les jeunes va vite, mais il faut parfois bétonner un peu plus les relais.

Romain et Théophile

Antoine et Rémi

Pierre et Hugo dans le fameux passage du dièdre, qui passe mieux qu'il n'en a l'air...
On termine avec un partie assez aérienne, avant la redescente sur ce qu'il reste du "glacier".




Dernier jour : vous l'aurez compris, l'état de fatigue se faisant sentir, le choix de la grimpe à l'ombre près du lac du refuge (voies de 5b à 7a) fut le plus judicieux, avec une école de coinceurs pour les seconds, une bouffe au milieu des moutons (on est dans les Pyrénées), et la baignade bien entendu (c'est aussi ça, les Pyrénées) Finalement, on ne sera jamais autant lavé durant un stage !


Merci à Fabienne et David, mes compagnons, et à tous les jeunes pour cette super semaine ensoleillée : Antoine le "retardataire", Emile le "Cantalou", Pierre le "grimpeur de résine", Rémi le "free climber", Théophile le "montagnard", Romain le "survival warrior", sans oublier Hugo le "boss".


Pierre



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